Quoi qu’évoque pour vous ce statut, rien ne vaut une immersion dans la réalité fiscale et sociale des entrepreneurs déclarés sous cette forme juridique. Aussi, nous vous invitons à consulter le blog des auto-entrepreneurs du journal Le Monde afin de partager les expériences de ces entrepreneurs particuliers et de comprendre un peu mieux cette réalité quotidienne qui semble bien différente des fantasmes et des débats qu’elle suscite.
Et si la promotion exercée autour de ce statut n’était que la conséquence du repliement des banques qui refusent désormais de prendre le moindre risque en finançant les projets d’individus qui ne souhaitent pourtant qu’une seule chose : TRAVAILLER en toute autonomie dans un domaine qui réconcilie rémunération et épanouissement ?

Car l’auto-entreprenariat est aussi le statut juridique du pauvre, tout le monde a le droit de tenter sa chance et l’attitude des salariés de L’URSSAF et des organismes qui dépendent de l’État est inadmissible, n’en déplaise aux petits malins qui voudraient nous faire croire que les auto-entrepreneurs sont des imbéciles illettrés et frileux qui n’ont pas leur place sur le marché du travail.
Mais il est évident que ce statut - qui n’est d’ailleurs pas nouveau puisqu’il s’agit d’une version actualisée de la micro-entreprise - a clairement retrouvé un second souffle à grand renfort de communication pour que le gouvernement puisse afficher des statistiques convenables en matière de chômage en promettant monts et merveilles aux plus optimistes et aux plus courageux.
Alors, arrêtez de tirer sur l’ambulance, le blessé est déjà mort et le chauffeur est un mirage.
N’hésitez pas à consulter le témoignage de Carole publié sur LyonCity récemment.